À propos

D'où vient le nom Koro-Sense
Le nom vient de Koro-Sensei (« sensei » signifiant professeur en japonais), mais avec un jeu de mots assumé sur l'anglais : « sense », comprendre, donner du sens. Ni le jugement pur, ni l'idolâtrie aveugle d'un outil qu'on ne comprend pas. Juste l'idée de comprendre ce qu'on fait, et pourquoi.
Dans la fiction, Koro-Sensei est un personnage capable de s'adapter à chaque élève, à sa façon de penser, à son rythme, plutôt que d'enseigner la même chose à tout le monde de la même manière. Cette capacité d'adaptation individuelle, c'est exactement ce que je vois dans l'IA bien utilisée : un outil qui se façonne à l'utilisateur, à ce qu'il sait déjà, à ce qu'il cherche vraiment à comprendre, pas une réponse générique servie à tout le monde.
Il y a une deuxième couche, plus ambivalente, qui me parle tout autant. Cette même capacité, parce qu'elle est difficile à cerner, inspire autant de fascination que de méfiance, dans la fiction comme dans le débat public autour de l'IA aujourd'hui. Ce qu'on ne comprend pas bien, on a tendance à s'en méfier, parfois à vouloir l'écarter plutôt que d'apprendre à s'en servir. Je trouve cette tension plutôt juste : l'IA n'est ni une menace à combattre ni une solution magique à idolâtrer, c'est un outil puissant qui mérite d'être compris avant d'être jugé dans un sens ou dans l'autre.
Comprendre plutôt qu'appliquer par cœur. Un enseignement qui s'adapte à la personne en face plutôt qu'un modèle unique appliqué à tous. C'est cette philosophie, pas une checklist de services, qui a donné naissance à Koro-Sense, avant même le premier projet concret, pendant l'émergence de GPT-3.
Kokoroji, la première brique
Kokoroji est venu ensuite, comme premier test concret de cette philosophie, à l'occasion de mon projet de fin d'études, une façon de voir si cette idée, une fois posée devant un jury, tenait la route au-delà du concept.
C'est une application pensée pour renouer le lien entre parents et enfants, pas pour capter leur attention : pas de publicité, peu de boutons, un fonctionnement local qui ne dépend pas d'internet. Chaque choix technique (de l'architecture locale-first à la gamification volontairement douce) a été fait pour servir un seul objectif : créer de vrais moments, pas de l'engagement artificiel.
Depuis, cette philosophie s'applique à des projets plus concrets : un premier accompagnement client réel, et plusieurs projets d'exploration qui continuent à la nourrir.
Qui suis-je ?
Je m'appelle Thomas. Je conçois des solutions techniques, mais mon vrai métier est de faire le pont entre ce qu'un besoin métier exprime et ce qu'une solution technique peut réellement livrer.
Je ne viens pas directement de l'informatique. Après une prépa orientée sciences politiques, j'ai bifurqué vers le développement : un master expert en développement logiciel, puis un poste d'ingénieur où j'interviens aujourd'hui sur des environnements techniques complexes, multi-périmètres, pour de grands groupes. Ce détour explique en partie ce qui me différencie : une capacité à lire un contexte avant de foncer dans la technique.
Ma façon de travailler
Je ne prétends jamais savoir ce que je ne sais pas. Avant de proposer une solution, je m'assure d'avoir vraiment compris le besoin, pas juste la demande formulée. Si un client ne comprend pas ce que je fais, il ne peut pas être satisfait du résultat, aussi bon soit-il techniquement.
L'IA fait partie de mes outils, mais pas pour coder à ma place, plutôt pour explorer, documenter, accélérer ce qui peut l'être, avec une vigilance particulière sur les données que je manipule.
Une chose vraie sur moi
J'ai passé une bonne partie de ma jeunesse à jouer aux échecs, entraîné par des grands maîtres, jusqu'à un classement autour de 2000 Elo FIDE, en compétition jusqu'au lycée. Cette discipline, combinée à mes débuts en sciences politiques, a probablement forgé ma façon de lire une situation avant d'agir. Ce n'est pas un hasard si je préfère comprendre un problème en profondeur avant de proposer une solution.
